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Les Magritte du Cinéma
10e édition - 1er février 2020

20 janvier 2020 - 09:48:48

Meilleure réalisation 2020: les nominations

Tandis que Laurent Micheli et Cesar Dìaz concourent pour la première fois dans cette catégorie, c’est déjà la deuxième participation pour Olivier Masset-Depasse, et la troisième pour Jean-Pierre et Luc Dardenne, qui l’ont d’ailleurs remportée en 2015 pour Deux jours une nuit.


Duellesest le troisième long métrage de cinéma d’Olivier Masset-Depasse, après Cages en 2007, puis Illégal en 2010 - qui lui vaut d’ailleurs 8 nominations en 2011 dont celle pour la Meilleure réalisation. Avec Duelles, il livre un thriller psychologique au féminin implacable, servi par une nostalgie cinéphile totalement assumée et une direction artistique éblouissante. Il s’essaie par ailleurs à un exercice particulier, celui de l’adaptation littéraire, faisant sien le récit au cordeau de Barbara Abel pour le transposer dans les années 60 et offrir ainsi sa propre version du thriller hitchcockien, film de genre au style flamboyant.



Le Jeune Ahmed est le 11e long métrage co-réalisé par Jean-Pierre et Luc Dardenne. Après avoir marqué le cinéma mondial en 1996 avec La Promesse, puis avec Rosetta, Palme d’or en 1999, ils n’ont eu de cesse de creuser le sillon d’un cinéma social et organique, au plus près de leurs personnages en lutte. Ils reviennent avec ce 11e opus à l’ADN de leur cinéma, le portrait complexe, aussi pudique que direct d’une jeune âme tourmentée, prête à tout pour accomplir sa quête. Un enfant pris dans le tourbillon de la radicalisation religieuse.



En 2016, Laurent Micheli signait son premier long métrage, Even Lovers Get the Blues, portrait amoureux et sexuel d’une jeunesse désabusée mais passionnée, traversé de fulgurances pop et jouant sur le décalage. Après ce premier film autoproduit, il revient cette année avec un deuxième long plus encadré, Lola vers la mer, l’histoire forte et bouleversante d’une jeune fille trans forcée de renouer avec le père qui l’a rejetée pour réécrire un pan de son histoire, et aller de l’avant. Usant des artefacts du road-movie, le film est aussi une histoire de fantômes, ceux que l’on laisse derrière soi, et ceux de ces êtres parfaits que l’on ne sera jamais.



Au printemps dernier, Cesar Dìaz se réjouit de présenter son premier long métrage, Nuestras Madres, sélectionné à Cannes dans le cadre de la Semaine de la Critique. Le film marque les esprits, et finit par remporter la prestigieuse Caméra d’or, qui désigne le meilleur premier film, toutes sections confondues. Film personnel autant que film de mémoire, Nuestras Madres dresse le portrait d’une résilience collective, celle des victimes de la dictature militaire guatémaltèque.