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Les Magritte du Cinéma
10e édition - 1er février 2020

21 janvier 2020 - 09:05:51

Meilleur espoir féminin 2020: les nominations

Quatre débutantes, quatre profils aussi variés que riches sont au programme des nominations pour le Magritte du Meilleur espoir féminin


Binti, comédie familiale ultramoderne de Frederike Migom, repose en grande partie sur l’énergie et le charisme de sa toute jeune interprète, Bebel Baloji. Il s’agit ici de son premier rôle. Elle incarne avec conviction une jeune fille hyper active qui rêve de devenir une vlogeuse (blogueuse vidéo) célèbre, mais doit faire face à la menace d’expulsion du territoire qui pèse sur son père et elle. Notons que l’on retrouve cette année dans la catégorie Meilleur espoir masculin le musicien et comédien Baloji, également à l’affiche de Binti, et qui n’est n’est autre que… le père de Bebel Baloji!



Pour le rôle de Lou, jeune femme volontaire mais un peu perdue qui va retrouver ses repères en prenant le large, héroïne d' Escapada, Sarah Hirtt a choisi une comédienne de 20 ans, Raphaëlle Corbisier, qu’elle a découverte à l’occasion de son travail de fin d’études à l’INSAS. Premier casting, et premier rôle pour la jeune actrice, qui livre une prestation tout en spontanéité, et incarne avec une douce insolence Lou, la soeur cadette qui va finir par oser s’imposer face à ses deux frères.



Les frères Dardenne sont connus pour leur capacité à découvrir des talents bruts, et imposer sur grand écran des comédien·es inattendu·es, qui s’impose face à la caméra des cinéastes qui scrute chacune de leurs hésitations. Victoria Bluck est de ces révélations. Dans Le Jeune Ahmed, elle incarne avec la puissance de ses 15 ans, Louise, une jeune fille qui croise le chemin d’Ahmed, et va semer le doute dans son esprit tourmenté.



Lola vers la mer dresse le portrait d’une jeune femme de son temps, en froid avec son père et en lutte contre la société, une jeune femme transgenre qui ne s’embarrasse pas des clichés, et invente sa propre féminité, loin des codes du genre, tout en cheveux délavés, skate au pied et blousons fluos sur le dos. Mya Bollaers, actrice débutante et elle-même jeune femme trans, tient tête avec panache à Benoît Magimel, dans le rôle d’un père déboussolé qui va devoir faire la paix avec sa fille et ses propres fantômes pour affronter le deuil de sa femme. Elle faisait également partie en ce début d’année des Révélations des César français.