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Les Magritte du Cinéma
11e édition - 12 février 2022

31 janvier 2022 - 11:09:18

Meilleurs costumes 2022: les nominations

De la double vie et la double garde-robe des Filles de joie d’Anne Paulicevich et Frédéric Fonteyne aux costumes gradés ou non gradés des militaires de Mon Légionnaire de Rachel Lang, en passant par les ensembles assortis au décor d’Une vie démente d’Ann Sirot et Raphaël Balboni, les talents en charge des costumes cette année ont oscillé avec grâce entre fantaisie et hyper-réalisme.
Pour habiller leurs Filles de joie, Anne Paulicevich et Frédéric Fonteyne ont fait appel à la chef costumière flamande Ann Lauwerys, collaboratrice attitrée de Felix Van Groeningen (on la retrouve au générique de Belgica, The Broken Circle Breakdown et La Merditude des Choses). Elle a imaginé les garde-robes d’Axelle, Conso et Dominique, des garde-robes personnelles et professionnelles, des garde-robes qui dissimulent ou suggèrent une double vie.

Catherine Cosme a déjà brillé aux Magritte du Cinéma comme réalisatrice (elle était nominée en 2017 pour son court métrage Les Amoureuses), comme chef décoratrice (nominée à deux reprises pour Noces et Le Monde nous appartient de Stephan Streker, elle a remporté le Magritte des Meilleurs Décors en 2020 pour Lola vers la mer), elle est en lice cette année pour ses talents de chef costumière sur Mon Légionnaire de Rachel Lang. Comme le laisse deviner le titre, elle a ainsi oeuvré à reconstituer la garde-robe des légionnaires, mais aussi de leurs femmes, venues des quatre coins du monde, réunies dans une petite ville corse.

Le designer Frederick Denis alterne entre théâtre, cinéma et télévision. Il a travaillé avec de grands noms de la scène belge contemporaine, comme Wim Vandekeybus ou Sidi Larbi Cherkaoui. Pour le petit ou le grand écran, il a collaboré avec Antoine Cuypers pour Préjudice, ou sur la saison 2 de La Trêve. Sur Une vie démente, il a mis sa créativité au service de l’univers fantaisiste et hyper stylisé d’Ann Sirot et Raphaël Balboni, où décors et costumes vont parfois jusqu’à se fondre pour signifier l’hostilité du monde extérieur face aux difficultés de Suzanne et ses proches.