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Les Magritte du Cinéma
11e édition - 12 février 2022

04 février 2022 - 12:51:01

Meilleur espoir féminin 2022: les nominations

En lice cette année pour le Magritte du Meilleur espoir féminin, quatre jeunes actrices aux profils et à l’expérience variés, quatre révélations incandescentes dont on devrait assurément beaucoup entendre parler.
Du haut de ses 17 ans, Fantine Harduin a déjà une solide carrière d’actrice derrière elle. Découverte par beaucoup dans Le Voyage de Fanny, elle montait déjà quelques mois plus tard les marches du Festival de Cannes à 12 ans à peine pour le Happy End de Michael Hanneke – qui lui a d’ailleurs valu une première nomination aux Magritte du Cinéma. L’année suivante, elle les montait à nouveau pour Amin de Philippe Faucon. On l’a ensuite vue dans la saison 2 d’Ennemi Public, avant qu’elle ne crève l’écran dans Adoration de Fabrice du Welz, pour lequel elle est en lice cette année, et pour lequel elle a reçu le Bayard de la Meilleure interprétation au Festival de Namur (FIFF). On la retrouvera bientôt en tête d’affiche du premier long métrage d’Elodie Lélu, C’est de famille, entourée d’Hélène Vincent et Olivier Gourmet, ainsi que de la série Prométhée, qu’elle tourne actuellement pour TF1.


Née à Bruxelles de parents grecs, Daphné Patakia s’adonne dès sa plus tendre enfance aux joies du théâtre, en compagnie de ses parents et de leurs amis de la communauté grecque de Bruxelles, répétant tous les dimanches pour monter des spectacles chaque fin d’année. Elle s’épanouit tellement sur scène qu’elle décide d’en faire son métier, et intègre après ses études secondaires le Conservatoire National d’Athènes. Elle y fait un peu de théâtre, puis s’installe à Paris où sa carrière démarre très vite avec Djam de Tony Gatlif, projeté à Cannes. On la verra ensuite dans des films grecs comme français (notamment un court métrage de Yórgos Lánthimos, le réalisateur de The Lobster ou The Favorite), avant de la retrouver dans des séries à succès comme Versailles ou Ovni(s). Dans Benedetta de Paul Verhoeven, également présenté à Cannes, elle est celle par qui vient le scandale, et fait face avec panache à Virginie Efira.

Découverte en 2012 dans un court métrage de Delphine Girard, Billie, dont elle décroche le rôle principal suite à un casting alors qu’elle ne se prédestine pas au cinéma, Salomé Dewaels poursuit pourtant dans cette voie. On la voit dans de nombreux courts métrages, notamment dans Plaqué Or de Chloé Leonil, dont elle illumine tous les plans ou presque. On l’aperçoit également dans Pour vivre heureux de Dimitri Linder et Salima Sarah Glamine (elle avait déjà joué dans leur premier court métrage), puis elle tient l’un des rôles principaux de la série France 2 L’Absente. Elle tient un petit rôle dans Filles de Joie d’Anne Paulicevich et Frédéric Fonteyne, en lice cette année pour le Magritte du Meilleur film, mais c’est pour sa composition dans le film de Xavier Gianolli, Illusions Perdues, présenté au Festival de Venise, qu’elle est nominée aux Magritte du Cinéma. Notons que sa performance lui vaut aussi une très belle nomination aux César dans la catégorie Meilleur espoir féminin.

Maya Vandeberque tient le premier rôle d’Un monde, premier long métrage de Laura Wandel. Elle y est de tous les plans, ou presque. Le film repose littéralement sur ses épaules, puisque c’est son point de vue que l’on adopte. La caméra la suit se faufiler dans la cour de récréation, chercher sa place au réfectoire, tenter de faire le vide à la piscine. Elle avance, déterminée, surmontant plan après plan la dureté de la vie scolaire. La réalisatrice la repère lors d’un casting alors qu’elle a à peine 7 ans. Elle va la suivre pendant plusieurs mois, pour l’aider à devenir Nora, son personnage. C’est une incontestable réussite, à laquelle le film doit beaucoup. La jeune comédienne, dont c’est le tout premier film, a d’ailleurs reçu le Prix d’interprétation au El Gouna Film Festival en Egypte.